Archives, Mémoire et statues déboulonnées

Les initiatives citoyennes se multiplient pour dénoncer un grand nombre de personnalités statufiées, faisant partie du mobilier urbain. Elles demandent leur condamnation au nom de nouvelles valeurs politiques, sociétales, morales, religieuses et autres modes de pensée. Comment a-t-on pu s’enrichir par la traite négrière, le commerce des armes, la hiérarchie et la subordination des races et des sexes ? Souvent l’idéologie et le communautarisme sont les ferments de la haine, de l’exclusion et de l’amnésie. Doivent-elles justifier la disparition des traces qui dérangent, mettre au rebut ce qui témoigne de façon contraire ? Dans ce débat planétaire, le rôle des archives doit être rappelé et réhabilité, opposé aux dérives de la table rase. L’enjeu n’est pas anodin. La vérité ne se décrète pas, son socle doit pouvoir être vérifié et consolidé au fil des connaissances. C’est ce que nous avons tenté de mettre dans notre article paru, le 6 octobre 2020, dans le quotidien suisse, de dimension nationale, Le Temps, relayé par le site de la Société suisse d’histoire

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